Chanson qui correspond à mon état d'âme de ces deux ou trois derniers jours. Je m'y attendais. Comme chaque fois que je me détends
complètement pendant mes vacances, la reprise me plonge dans une espèce de dépression. J'ai les nerfs en vrille et je suis d'humeur exécrable. Ce qui m'a mise en colère, c'est de rentrer jeudi
soir, si fatiguée que je n'arrivais même pas à lire, alors écrire ... C'est comme si la vie me volait une partie de moi-même. Qu'est-ce que je me sens "métro-boulot-dodo" dans ces cas-là ! J'ai
repris mon travail mardi, et je pensais avoir un répit plus long.
J'ai un article qui me trotte dans la tête depuis la semaine dernière. J'en promène le brouillon dans mon sac et impossible de me concentrer dessus. J'étais bien pendant mes vacances, super
bien, au moral aussi, car c'est si agréable de ne plus ressentir de fatigue.
Ce soir, je ne cherche même pas à peaufiner mon sytle. Une urgence d'exprimer le sujet de ma révolte. Il n'y a qu'une collègue, du même âge que moi, survivante de la même maladie traîne aussi
ce genre de fatigue chronique. Son coeur s'en est bien moins sorti que le mien. Ce n'est pas pour rien que l'on nous fait une échographie du coeur avant tout traitement chimiothérapique. La
société dans laquelle nous travaillons toutes les deux depuis plus de trente ans, prend les rescapées quinquagénaires pour des paresseuses et des attardées mentales. Les gens sont admiratifs et
compatissants pendant le long traitement que nous subissons, mais quand nous revenons ... surtout quand nous sommes mutées et que les nouveaux collègues ignorent, un long calvaire de plusieurs
années de harcèlement moral commence.
Je ne relirai pas, ni ne changerai un iota de cet article. Peut-être, que dans quelques temps, sa relecture va m'agacer et je me traiterai de bavarde incontinente. Tant pis ! Je m'en vais
réfléchir, crayon et papier en main, à l'article que je voulais écrire. Pour écrire autre chose que ce barbotage.
J'ai choisi cette chanson de Patricia Kaas, son texte exprime parfaitement mon humeur.