Dimanche 28 septembre 2008
"Réfléchis avec lenteur, mais exécute rapidement tes décisions" (Socrate)
"Le luxe de demain sera la lenteur dans le silence" (Anonyme)
La lenteur nous permet de goûter chaque instant de notre vie, de communier avec notre moi profond et avec le reste de l'univers, d'échapper à la violence de la
vitesse.
La lenteur, c'est le repos du guerrier.
Elle nous guérit de la destruction mentale et physique liée à l'agitation permanente du stress.
La lenteur est silence.
J'avais un professeur qui me remettait sur les rails en me répétant qu'il ne fallait pas que je confondis "vitesse" et "précipitation".
Et, aujourd'hui, que se passe-t-il quand on passe de 10 personnes à 3 avec un accroissement de tâches ? On devient Charlot dans "Les Temps
Modernes". Le client est-il mieux servi ? Que nenni ! Tant de secondes pour effectuer telle opération, pas le temps d'écouter l'être humain
(excusez-moi, mais un client est un être humain, pas un critère qui rentre dans un calcul de rentabilité !) qui a envie (dieu merci !) de discuter de lui ou de choses et d'autres et qui vous sera
sincèrement fidèle, car, VOUS, vous le respectez et ne cherchez pas à lui imposer un produit qui ne lui convient pas. Pas le temps, ni l'autorisation d'improviser. De parfaits petits
robots stupides, mûrs pour le harcèlement moral.
Je ne voulais parler que de la lenteur, mais finalement le sujet a dérivé pour s'élargir sur plusieurs phénomènes sociaux de notre époque : la réduction chronique du personnel, un accroissement
des tâches à éxécuter dans .un temps plus court du fait des RTT (vitesse), une informatisation à outrance du tertiaire, jusqu'à notre porte-monnaie électronique.
Maladie de la vitesse : hyperactivité. Le progrès technique devait nous libérer.
Que se passera-t-il si un virus informatique interplanétaire, comme dans un roman de Tom Clancy, rend impossible toute transaction et toute activité économique ?
Je rigole
!!!
Faudrait peut-être remettre les exercices de survie que l'on avait appris chez les scouts au goût du jour, non ?
Par Francine Chauvet
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Publié dans : Journal
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