Mardi 30 septembre 2008
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21:00
Prendre le bus, c'est partir à l'aventure. On ne sait jamais ce qui va se passer.
Hier, je quittais le bureau vers 11h45 pour me rendre à la cantine. Le 30 venait de tourner au coin de la rue, le 54 arrivait. Quelle veine ! Je m'assis en prenant bien soin de regarder les
façades sans rencontrer un seul regard humain. Prendre bien soin de s'isoler en ayant l'air bien absorbé par le paysage. Quelle hypocrisie ! Surtout ne pas s'endormir, hypnotisée par le défilé
des différents théatres, boutiques, sex-shops, etc. et rater son arrêt. Ma pensée déjà s'évade hors du véhicule. Le bus est pratiquemlent vide, grâce au 30 qui a ramassé son contingent juste
devant.
- "Tu n'es qu'un encu....é J....!"
Je sursaute pour retomber dans une semi-torpeur de voyageur blasé. Le bus ne redémarre pas. Le conducteur se lève, ôte ses lunettes de soleil (on se demande pourquoi, il fait gris).
Dans le même temps que le chauffeur interpelle la femme, une jeune ...point de suspension pour le reste -je censure- une comme d'hab, le portable collé à l'oreille qui remonte dans le bus (mal va
lui en prendre, bien fait !) et réinsulte le chauffeur.
- Tu me reconnais J.... Tu n' es qu'un.... ! Juste pour une station, je ne vais pas prendre un ticket !
Montée de 5 ou 6 contrôleurs. Je me réveille tout à fait.
- Ferme la porte et appelle la police ! ordonne une contrôleuse. Exceptionnellement messieurs-dames vous allez sortir par la porte avant.
On évacue le bus pour laisser la délinquante assumer ses responsabilités.
Je traverse la voie du bus et m'engouffre dans la bouche du métro.
Pour une fois qu'une contrevenante est punie. Bien fait ! Et rebien fait ! Il y a une fin morale.
Par Francine Chauvet
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Publié dans : Journal
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