Pour commencer, je propose les définitions du Petit Robert :
- Remords : sentiment douloureux, accompagné de honte, que cause la conscience d’avoir mal agi (regret, repentir)
Il ne suffit pas de mal agir pour éprouver du remords. Encore faut-il en avoir pris conscience et posséder assez de sens moral. Ce qui, de nos jours se rencontre de moins en moins. Réapprenons la morale et la discipline dès les premières classes.
- Regret : Etat douloureux causé par la perte d’un bien. Mécontentement ou chagrin d’avoir fait ou n’avoir pas fait dans le passé.
Ce n’est pas le remords qui « favorise la récidive d’un mauvais comportement », c’est autre chose que nous avons occulté, parce que le souvenir d’un évènement est trop douloureux ou que la colère engendrée ne s’est jamais étéinte.
« C’est plus fort que moi ! » Mais nous avons jeté aux oubliettes l’évènement traumatique. Nous l’avons encagé au plus profond de notre esprit. Il ne
peut pas y avoir de remords dans ce cas de figure. Pour qu’il y ait remords, il faut que l’objet du traumatisme ressurgisse dans notre conscience et que nous décidions d’avoir mal agi.
Reste à analyser si nous avons, au regard de la morale, mal agi. C’est sur ce point que notre jugement peu dévier. Les frontiières de la morale sont construites par nos valeurs personnelles qui peuvent différer des propres valeurs d ’autrui. Car nous sommes prisonniers de notre histoire.
Est-on coupable vis-à-vis des lois de notre société ? Pas forcément. C’est nous qui décrétons avoir mal agi et avoir blessé autrui ou soi-même. Le remords qui nous assaille alors est destructeur. Pour nous-mêmes et nous empêche d’appréhender avec sagesse les évènements s’y rapportant.
Le remords est un garde-fou, pas un délinquant.
Ce qui est insidieux, c’est l’origine du trauma qui génère les angoisses.
L’angoisse détruit, elle provoque des maladies psychiques et physiques. Elle peut aboutir dans son expression la plus extrême à la violence mortelle sur soi ou sur les autres : les cimetières, les prisons et les hôpitaux psychiatriques peuvent en témoigner.
Le remords doit s’accompagner d’un repentir pour devenir constructif, tel le phénix qui renaît de ses cendres.
Définition du terme « angoisse » par le Petit Robert :
« Malaise psychique et physique, né du sentiment de l’imminence d’un danger, caractérisé par une crainte diffuse pouvant aller de l’inquiétude à la panique et par des sensations pénibles de constriction épigastrique ou laryngée. »
L’angoisse justifiée devant l’imminence d’un danger trouve ses racines dans l’instinct de survie . Nous partageons cette peur est salutaire si nous savons établir et appliquer les bonnes stratégies de défense.
Notre cerveau reptilien, appelé primaire ou archaïque, accueille l’instinct de conservation. Il correspond aux systèmes nerveux du tronc cérébral. Il est, malgré sa petite taille, d’une grande complexité. Il répond à des besoins fondamentaux. Il assure entre autre la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Il est le lieu de la routine, des itinéraires fixés à l’avance, des rituels et des cérémonies.
Le cerveau limbique entoure le cerveau primaire. Il est en étroite relation avec les pulsions et les émotions. C’est le centre physiologique des émotions, donc le système dominant l’affectivité.
Il est imperméable à toute logique. Il agit comme un filtre : toute information passe d’abord par le cerveau limbique qui filtre et peut anesthésier les informations déplaisantes.
Le cerveau limbique enregistre d’abord l’action vécue qui deviendra réflexion. Il stocke tous les souvenirs.
L’angoisse est destructrice quand elle envahit notre vie de façon permanente, même quand le danger n’est pas éminent. Elle est la réaction excessive au traumatisme que nous devons mettre au jour, regarder en face, et essayer de prendre la distance.
Las, notre époque nous lamine d’une foultitude de traumatismes.
Sandys, je ne prétends nullement être dictatoriale dans mon raisonnement, mais donner un éclairage différent au tien.
Libre à toi de développer ou de réfuter certains points.
bien à toi !
C'est difficile de soigner les autres, même pour un spécialiste : les préjugés sont là en chaque individu et un médecin n'y échappe pas.
Bisous et bon samedi Sandys.
une mise à plat intéressante ; j'aime bien mon cerveau reptilien, je sais que c'est lui qui assure ma survie, en même temps, j'aime bien l'éducation que j'ai reçue. C'est elle qui m'empêche de coller au mur pour les baffer certaines personnes à certains moments !
Donc, tout va bien de ce côté là. Pour les remords, en effet destructeurs, j'essaye de ne pas me donner l'occasion d'en avoir. Pas toujours facile, mais dans certaines occasions, je me demande simplement si après tels actes ou paroles, je pourrai vivre avec confortablement… quand c'est non, je renonce ou me tais.
Grosses bises et bon samedi.
Caresses à tes bébés.
Mais quand on se tait trop, on tombe malade.
Bisous et bon samedi.
Bisous et bon dimanche Moqueplet.
éventuellemnt des regrets de ne pas avoir pu faire telle ou telle choses, mais après avoir lu beaucoup de bouquins dans le genre psychologie pour mieux vivre plus des années d'analyses...et ça va super bien....mais des remords...non j'ai rien fait de mal.
bonne soirée...
Ce matin, je pensais : nous avons attendu une période où le fils vivait chez chérie et que nous n'avions plus que le boxer pour acheter des meubles dont je rêvais depuis plusieurs décennies. J'ai profité du débloquage de la participation.
Je me disais que même si mes minous décidaient malgré tous les griffoirs à leur disposition, y compris mes gambettes, je ne regretterai rien s'ils m'abîment le canapé en cuir jaune. Il est recouvert d'un couvre pied, mais rien n'arrête les griffes.
Non, je ne regretterai pas une estafilade, car je préfère mes félins aux meubles.
clem
Moi, pas encore ma bichette, car le vase est plein et super plein !
Bon dimanche
j'espère que si tu en souffres, tu en guériras.. car rien ne le justifie..
bisous
clem
Bonne journée.
belle journée à toi
bises
Merci Mamalilou,
J'avais envie de prolonger le thème de Sandys.
Bonne soirée.
Bises Francine
Nettoue
Bisous Nettoue et bonne soirée.
un sujet vaste et très interressant , quej'ai lu avec beaucoup d'interêt ...j'ai vécu une période angoissante il y a 4 ans , due à un grave traumatisme , et c'est terrible !
j'en suis sortie grâce à un psychologue et le retour à la vie " normale " .ça été une époque très douloureuse .
bonne nuit
bisous
ps : très beau le nouveau look !
Je ne supporte pas les psys de tout poil. J'ai répondu à la dernière qu'au prochain hold-up elle viendrait dire au gangster ce qu'il doit faire. Je l'aurai baffée, avec ses :
- "Pourquoi vous n'avez pas fait ça ? "
Quel est l'âge de Domino ?
J'ai toujours connu ma mère avec ses cartons remplis de médicaments. C'est pour cela que je n'ai jamais voulu me soigner à la moindre angoisse jusqu'à ce que physiquement je craque.
Bisous.
Bonjour Martine,
La raison, ce sont les règles de notre société ou de notre clan familial ou autre. Seulement nous ne sommes pas des robots et nous avons le pouvoir du dicernement. Ce qui provoque d'énormes conflits.
Bisous.
Toutes mes amitiés Charles.
D'ailleurs, tu as raison de pousser quelques petites crises d'hystérie comme tu le dis plus haut, car c'est le bon moyen pour se libérer ; par contre il est évident qu'il faut éviter de les diriger contre les autres, car à ce moment on se décharge sur eux et ils ne le méritent pas.
L'esprit de Descartes était ancré sur une éducation religieuse. C'est la religion qui faisait force de loi, car les rois étaient menacés d'excommunication s'ils désobéissaient au pape.
Quant à subir nos émotions ... nous les subissons de toute manière puisqu'elles sont une réaction à des évènements choisis ou subis. Le harcèlement moral au travail ou ailleurs nous rend prisonniers et là, nous sommes des robots.
Quand je décide de peindre, de lire, de faire quelque chose qui me plaît, à l'heure que je veux je ne suis plus un robot. Les angoisses s'alimentent de contraintes devenues insupportables.
A toi de prendre le relais à mes réflexions, Martine.
Bisous.
Amicalement à toi Francine
NettoueJ'
je passe te souhaiter une très belle journée
Caresse à ton chat !
Bonjour ma Bichette,
Il me semble que je t'avais répondu, mais comme depuis quelques jours les publications de commentaires fonctionnent mal, cela dû partir dans les oubliettes.
Ce n'est pas un chat que j'ai, mais deux petits chatons de la même portée : une fille, Engel, que je surnomme Alexandra David-Néel et un garçon, Edonis, que je surnomme Gargantua.
La fille, me raconte un tas d'histoire et me sollicite pour jouer au plumeau. Le jouet du garçon est une attache de colis bleu.
Bisous et bon samedi.
Juste un petit coucou pour te souhaiter une très belle journée! bisous! sandys
Merci pour ton petit coucou. Je ne suis pas très présente ces deux dernières semaines, mais je n'oublie personne.
Bonne journée.
Juste un petit mot pour rappeler l'adresse où envoyer les participations au jeu des pinceaux! Bonne journée!
Bises Flo
J'ai fini mon dessin. Il me reste le texte. Je m'en occupe ce week-end.
Je te souhaite un bon dimanche
Amicalement
Nettoue
Tout va bien. J'ai dessiné et peint.
Je vais venir te lire.
Je ne réponds plus à tes assertions car la polémique m'insupporte ; mais je reste sur mes positions. As-tu lu les "méditations métaphysiques" de Descartes ? Crois-tu que Robespierre, quand il a transformé Notre Dame de Paris en "Temple à la déesse Raison", était féru de morale judéochrétienne ? Et d'où vient-elle, cette morale judéochrétienne ? Crois-tu au "Tables de la Loi" dictées à Moïse par Jéhovah ? Prends Montaigne et l'Humanisme alors : le "bon sens" est inhérent à la Nature humaine. La "Sagesse" se développe avec l'âge.
Amicalement à toi
Nettouie
Bisous.
Oui, Fanfan, c'est pour cette raison que l'on a beaucoup de mal à lutter contre.
Bonne journée.
Bisous et bonne journée.
Je travaille sur le dessin en ce moment.
Bisous et bonne journée.