Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 14:48



Sandys a publié un article qui mérite que l'on s'y attarde et que l'on y réfléchisse plus longuement que dans un commentaire, car c'est un sujet sur lequel l'on médite, mais qui ne se ferme jamais. C'est un bocal rond avec une ouverture.

Pour commencer, je vous laisse prendre connaissance avec l'article de Sandys :

"Remords et Angoisse"

 

Pour commencer, je propose les définitions du Petit Robert :


-      Remords : sentiment douloureux, accompagné de honte, que cause la conscience d’avoir mal agi (regret, repentir)

Il ne suffit pas de mal agir pour éprouver du remords. Encore faut-il en avoir pris conscience et posséder assez de sens moral. Ce qui, de nos jours se rencontre de moins en moins. Réapprenons la morale et la discipline dès les premières classes.

 

-      Regret : Etat douloureux causé par la perte d’un bien. Mécontentement ou chagrin d’avoir fait ou n’avoir pas fait dans le passé.

    

Ce n’est pas le remords qui « favorise la récidive d’un mauvais comportement », c’est autre chose que nous avons occulté, parce que le souvenir d’un évènement est trop douloureux ou que la colère engendrée ne s’est jamais étéinte.

 

« C’est plus fort que moi ! » Mais nous avons jeté aux oubliettes l’évènement traumatique. Nous l’avons encagé au plus profond de notre esprit. Il ne peut pas y avoir de remords dans ce cas de figure. Pour qu’il y ait remords, il faut que l’objet du traumatisme ressurgisse dans notre conscience et que nous décidions d’avoir mal agi.


Reste à analyser si nous avons, au regard de la morale, mal agi. C’est sur ce point que notre jugement peu dévier. Les frontiières de la morale sont construites par
nos valeurs personnelles qui peuvent différer des propres valeurs d ’autrui. Car nous sommes prisonniers de notre histoire.

 

Est-on coupable vis-à-vis des lois de notre société ? Pas forcément. C’est nous qui décrétons avoir mal agi et avoir blessé autrui ou soi-même. Le remords qui nous assaille alors est destructeur. Pour nous-mêmes et nous empêche d’appréhender avec sagesse les évènements s’y rapportant.

 

Le remords est un garde-fou, pas un délinquant.

 

Ce qui est insidieux, c’est l’origine  du trauma qui génère les angoisses.

 

L’angoisse détruit, elle provoque des maladies psychiques et physiques. Elle peut aboutir dans son expression la plus extrême à la violence mortelle sur soi ou sur les autres : les cimetières, les prisons et les hôpitaux psychiatriques peuvent en témoigner.

 

Le remords doit s’accompagner d’un repentir pour devenir constructif, tel le phénix qui renaît de ses cendres.

 

Définition du terme « angoisse » par le Petit Robert :

« Malaise psychique et physique, né du sentiment de l’imminence d’un danger, caractérisé par une crainte diffuse pouvant aller de l’inquiétude à la panique et par des sensations pénibles de constriction épigastrique ou laryngée. »

 

L’angoisse justifiée devant l’imminence d’un danger trouve ses racines dans l’instinct de survie . Nous partageons cette peur est salutaire si nous savons établir et appliquer les bonnes stratégies de défense.

Notre cerveau reptilien, appelé primaire ou archaïque, accueille l’instinct de conservation. Il correspond aux systèmes nerveux du tronc cérébral. Il est, malgré sa petite taille, d’une grande complexité. Il répond à des besoins fondamentaux. Il assure entre autre la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Il est le lieu de la routine, des itinéraires fixés à l’avance, des rituels et des cérémonies.

 

Le cerveau limbique entoure le cerveau primaire. Il est en étroite relation avec les pulsions et les émotions. C’est le centre physiologique des émotions, donc le système dominant l’affectivité.

 

Il est  imperméable à toute logique. Il agit comme un filtre : toute information passe d’abord par le cerveau limbique qui filtre et peut anesthésier les informations déplaisantes.

 

Le cerveau limbique enregistre d’abord l’action vécue qui deviendra réflexion. Il stocke tous les souvenirs.

 

L’angoisse est destructrice quand elle  envahit notre vie de façon permanente, même quand le danger n’est pas éminent. Elle est la réaction excessive au traumatisme que nous devons mettre au jour, regarder en face, et essayer de prendre la distance.

 

Las, notre époque nous lamine d’une foultitude de traumatismes.

 

Sandys, je ne prétends nullement être dictatoriale dans mon raisonnement, mais donner un éclairage différent au tien.

Libre à toi de développer ou de réfuter certains points.

 

  


Par Francine Chauvet - Publié dans : Journal - Communauté : resilience
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