Jeudi 1 octobre 2009
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Dès que l'occasion se présente, nous profitons que papa et maman aèrent la maison pour nous faufiler sur les rebords extérieurs des fenêtres à la grande panique de nos parents adoptifs qui nous
imaginent fracassés deux étages plus bas, quand nous sommes dans la pièce de maman, comme sur la photo, ou orphelins de nous, car nous aurons disparu, ivres de découvertes, et que, comme la petite
chèvre de Monsieur Seguin, nous aurons rencontré le grand méchant loup.
Hier, maman avait monté le plateau de la table de lit pour que l'on puisse regarder la bande d'oiseau qui pépiait et nous passait et repassait sous le nez. J'ai regardé maman et j'ai
miaulé avec autorité, puis avec colère, parce qu'elle me répondait : "non ! non ! non !" alors que moi je voulais : "oui ! oui ! oui! je t'ouvre la fenêtre !" En miaulant de rage j'ai griffé la
poignée de la fenêtre puis chaque vitre.
Mon frère, serein, me regardait piquer ma colère. Maman n'a pas cédé, le double vitrage non plus.
Mais je n'ai pas dit mon dernier miaulement, j'attends que mes parents adoptifs qui sont d'un âge canonique aient une seconde d'inattention ... et, hop ! à nous la liberté, car mon frère Edonis ne
peut pas se passer de moi, ni moi de lui.
Maman n'a pas pu filmer tant elle était ébahie du comportement d'ado de sa chatonne de quatre mois.