Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 07:56
FéeCaron

 

Je ne sais pas pourquoi, mais je m’en doutais. Je le sentais. Non, non, je ne suis pas une extra-lucide. Une hypersensible qui capte tout : mon ascendant chinois est le chat … Il est vrai que j’en connais deux qui me prennent pour une mère-chat. Me sens plus proche des félins que des humains. D’ailleurs, les premiers me le rendent bien. Ils ne m’ont jamais trahie, ni malmenée. Et, je le leur rend bien.

 

Quant aux deuxièmes … Dommage que j’en vienne à parler des méchants, mais j’ai décidé que je ne me tairai plus. N’ayez aucune crainte je m’exprimerai correctement.  Je n’use pas d’insultes. Ce n’est pas mon genre.

 

J’ai repris mon travail le 4 janvier 2010 à mi-temps thérapeutique jusqu’au 31 mars. Je travaille les lundis, mardis et mercredis matin. Le plus pénible à supporter, ce sont les transports en commun du soir. Mais je me demande si le pire n’est pas à venir.

 

Depuis que j’ai repris, je n’ai pas grand-chose à faire, car le service est parti sur une plate forme (la grande mode) et il ne reste que quelques tâches délicates dont le chef et deux collègues s’occupent, dont une à temps partiel. (4/5ème).

 

Je m’ennuie donc de longues heures. Les premiers jours, j’ai plongé, après avoir achevé une maigrelette tâche, dans les circulaires que l’on ne lit jamais quand la corbeille déborde. Mercredi dernier, ne parvenant plus à me concentrer sur lesdites circulaires que je lisais et relisais depuis quinze jours, j’ai rédigé un long mail à une copine de mon syndicat. Et, je l’ai imprimé.  Puis, j’ai commencé en word d’écrire un article pour mon blog.

 

J’étais arrivée au bureau vers 8 h 20. Il était presque 10 h et demi quand on n’a enfin daigné me donner une tâche. Quand je pense qu’il y a des services où les gens sont réellement débordés. C’est une honte !

 

Je ne comprends pas qui fait barrage pour que je ne rejoigne pas la plateforme contrôle. Nul n’est à l’abri de la maladie. Fin 2008, on nous avait distribuer un petit carnet sur les handicaps, sur l’acceptation des handicapés dans le monde du travail. J’en avais vu une ouvrir son enveloppe, puis jeter d’office le fascicule. Moi, je l’ai conservé, puisque mon handicap est invisible. Ce qui me fait passer pour une paresseuse, m’avait un jour asséné celle qui avait jeté le fascicule.


La suite dans un autre article : où la  paresseuse se prend pour une fourmi laborieuse.

Par Francine Chauvet - Publié dans : Journal - Communauté : resilience
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